Le 16 novembre 2010, M. Sarkozy déclarait lors d'une interview télévisée : «
le chômage reculera l'année prochaine, l'économie repart ». Le bilan, un an plus
tard, est édifiant : chômage en forte hausse et croissance en chute libre. Le
nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi a encore augmenté de +34
400 en octobre, soit +130 000 en un an et +700 000 depuis juin 2007. L'OCDE
annonce que la France traverse une récession fin 2011 et abaisse sa prévision de
croissance à 0,3% pour 2012.
M. Sarkozy ne s'est pas seulement trompé de prévision : il se trompe de
politique économique. Après avoir multiplié les cadeaux fiscaux sans se
préoccuper des déficits, il enchaîne les plans d'austérité sans se soucier des
effets dévastateurs sur la croissance et le chômage.
Réduction aveugle des dépenses publiques, subventions absurdes aux heures
supplémentaires qui jouent contre l'embauche, baisse de 12% du budget de
l'emploi, ponction sur les classes moyennes et populaires par une multitude de
taxes et de prélèvements nouveaux : le gouvernement est en train de fabriquer
une nouvelle récession par une politique absurde.
Au final, les Français souffrent, nos industries ferment, les plans de
licenciements se multiplient, la croissance diminue et la dette continue de se
creuser car sans croissance, aucun plan d'austérité ne ramènera jamais
l'équilibre budgétaire. La politique voulue par M Sarkozy est en échec, il est
grand temps d'en changer.
Les solutions existent. Au niveau européen, il faut d'urgence autoriser la
BCE à jouer son rôle de prêteur en dernier ressort pour mettre fin aux tensions
sur les dettes, et mettre en place sans délai la taxe sur les transactions
financières et un gouvernement économique pour remettre l'Europe sur le chemin
de la croissance.
En France, il faut supprimer les niches fiscales et les cadeaux fiscaux
accordés par la droite aux plus aisés pour nous redonner les marges de manouvre
nécessaires pour une politique active menant de front réduction des déficits,
sortie de crise par des actions ciblées sur l'emploi, l'investissement et le
pouvoir d'achat, et préparation d'avenir par une nouvelle politique industrielle
et l'investissement dans l'éducation, la jeunesse, la recherche, et la
transition écologique.
Avec François Hollande, c'est l'engagement des socialistes.
La France aujourd'hui connaît une véritable récession de l'emploi. Quels que soient les chiffres de la croissance - qui restent très faibles - l'économie française se porte mal si elle n'est même pas capable de créer plus d'emplois qu'elle n'en détruit dans divers secteurs comme la construction ou encore la restauration. De très nombreux secteurs de l'économie sont en effet en recul ce trimestre, même l'intérim, qui était jusque là épargné. Cette situation fait anticiper une augmentation du chômage dans les prochains mois, le conduisant à dépasser rapidement la barre tristement symbolique des 10 %.