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Depuis six mois l'économie française détruit des emplois


Présider la France en temps de crise est un défi dont le candidat sortant n'a manifestement pas été à la hauteur. Les chiffres de l'emploi en France montrent que la politique du candidat sortant n'a fait qu'aggraver la crise internationale, en infligeant aux Français une autre crise : celle de son incapacité politique. Nicolas Sarkozy est bien l'unique responsable de cette désastreuse situation : ne pas mener une politique en faveur de l'emploi, c'est prendre le risque, à terme, d'en détruire.

Alors qu'en 2007 Nicolas Sarkozy évoquait la « république réelle », « la république qui créé des emplois», la France mérite aujourd'hui plus que des discours incantatoires. En faisant de l'emploi sa priorité, par une industrie forte basée sur l'innovation et la recherche, par un soutien sans faille aux PME et à travers une grande ambition pour la jeunesse, qui se traduira notamment par le contrat de génération, François Hollande s'engage à mener une politique plus ambitieuse et plus responsable, une politique qu'attendent les Français.
 

Pour masquer son échec social, le président sortant refait le coup de la chasse aux fraudeurs !

Il a ainsi annoncé ce matin vouloir lancer une carte Vitale biométrique. Plus qu'une réelle proposition, cette annonce ressemble à un mouvement de panique du candidat sortant face à son impopularité croissante. M. Sarkozy devrait d'abord expliquer pourquoi son précédent chantier, la carte Vitale 2, n'est pas achevé. Déjà, il s'agissait de garantir une sécurisation accrue avec la mise en place d'une identification numérique des assurés sociaux. Les 59 millions de nouvelles cartes Vitales 2 auraient déjà coûté plus de 150 millions d'euros pour leur seule fabrication.
Spécialiste des déficits sociaux, en voici un de nouveau avec la carte vitale biométrique de Monsieur Sarkozy qui pourrait coûter plus de 2 milliards d'euros aux Français. Avec ce montant, François Hollande, lui, préfère conduire des réformes utiles aux Français. Ensuite, avec ce projet N. Sarkozy renoue avec son tropisme sécuritaire : sous prétexte de lutter contre la fraude, il nous est annoncé la création d'un gigantesque fichier, qui permettrait sur la seule base d'une empreinte ou d'une image sécurisée, de retrouver l'ensemble des données biographiques et biométriques d'un individu. Enfin, on ne peut demander aux médecins de jouer aux contrôleurs : c'est la raison pour laquelle ce projet, déjà présenté à l'Assemblée nationale, a été rejeté par tous.
 

Immigration : l'irresponsabilité du candidat Sarkozy

Au moment où le Haut Conseil à l'Intégration dénonce l'échec de la politique d'intégration menée par le gouvernement, le candidat-sortant en attribue la responsabilité aux étrangers et n'a pour seule réponse que de proposer la baisse de l'immigration. A l'instabilité des lois, succède l'instabilité des discours. Alors que son ministre de l'Intérieur annonçait il y a encore deux mois un objectif de réduction des entrées à 150.000 par an, le président sortant vise aujourd'hui les 100.000, soit une réduction de moitié par rapport à la situation actuelle. Combien viseront-ils demain ?

Cet objectif est à la fois irresponsable et impossible. Dans la mesure où il n'a pas de marge de manouvre en matière d'immigration de travail dite « choisie » qui est son échec (elle représente à peine 10 % des flux), Nicolas Sarkozy souhaite-t-il une fois de plus s'attaquer aux étudiants étrangers qui représentent 60 000 entrées ? A moins qu'il ne souhaite bafouer des droits protégés que sont l'asile et le droit à une vie familiale normale. Cela vaudrait encore à la France des condamnations devant la Cour européenne des droits de l'homme, en vertu de l'article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales.

Deuxième annonce : en matière de minima sociaux, Nicolas Sarkozy propose des mesures stigmatisantes et sans effet sur les comptes publics. En imposant une condition d'activité de 5 ans pour bénéficier du minimum vieillesse, Nicolas Sarkozy privera de tout revenu de subsistance deux milles personnes, pour une économie de moins de deux millions d'euros par an.

Quant au RSA, Nicolas Sarkozy oublie de rappeler que son versement est déjà conditionné à une durée de présence sur le territoire. En souhaitant assortir cette condition d'une durée d'activité, le président-sortant modifie profondément le système du RSA, allocation universelle et non prestation contributive. Surtout, il ne suggère rien de moins qu'une proposition inconstitutionnelle en vertu du principe d'égalité et de l'alinéa 11 du Préambule de la Constitution de 1946 qui "consacre à tout être humain (...) dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence".

Ces étrangers sont en situation régulière, malgré le flou entretenu par la droite. Durcir ainsi la législation non seulement laisse planer une suspicion malsaine sur ces étrangers mais n'aurait pour seule conséquence que de créer toujours davantage de précarité.

Alors que Nicolas Sarkozy est depuis 10 ans au pouvoir, que ce soit en tant que ministre de l'Intérieur ou président de la République, il ne peut masquer une fois de plus ses échecs par une fuite en avant.

Il faut en finir avec les réductions de crédits sur le budget de la culture !

Nicolas Sarkozy dérape dans le TGV

Plus qu'un dérapage, Nicolas Sarkozy a commis une faute par les propos qu'il à tenu hier soir dans le TGV Lille-Paris.

Ces propos prouvent que le mépris du peuple est chez Monsieur Sarkozy une seconde nature.

En effet, il ne méprise pas seulement François Hollande mais à travers lui, les millions de citoyens qui l'ont désigné pour être notre candidat et devenir le prochain président de la République.

Une chose est sûre : les Français, eux, ne veulent plus de Nicolas Sarkozy.

Visite d'un CFA - Nicolas Sarkozy en apprenti sorcier

Il est vrai que Nicolas Sarkozy est passé maître dans la manipulation des chiffres pour faire croire que le gouvernement s'active !
Personne n'est dupe et surtout pas les acteurs de formation professionnelle qui partout constatent sa méconnaissance du dossier et son échec en la matière.

Face à cette agitation permanente, François Hollande souhaite privilégier la concertation avec les élus et les partenaires sociaux comme l'amélioration qualitative de tous les dispositifs de formation professionnelle :
- Il veut éviter la concurrence entre l'apprentissage et la voie professionnelle en Lycée.
- Il porte une attention particulière aux conditions de vie des apprentis notamment aux problèmes de logement et de transport.
- Il veut améliorer globalement la qualité et le suivi des parcours en apprentissage.
- Il veut renforcer l'égalité d'accès à l'apprentissage en direction des jeunes femmes, des personnes handicapées, des jeunes des quartiers et des territoires ruraux.

Loin de cette politique ambitieuse, le gouvernement actuel continue de supprimer des postes dans l'éducation. A travers la loi Cherpion, il invente l'apprentissage « low cost » dont les règles de dérégulation flirtent avec l'absurde - la possibilité d'être apprentis intérimaires, saisonniers et même sans entreprise - et l'inacceptable avec la mise en apprentissage des plus jeunes dans l'année des 14 ans !
Avec François Hollande, parlons sérieusement de formation et proposons aux Français un modèle adapté à l'enjeu de la réindustrialisation et de l'insertion de sa jeunesse.

Monsieur Fillon vole au secours de la finance

Après Monsieur Baroin dimanche qui considérait qu'il était "idiot" de déclarer, comme l'a fait François Hollande avec force au Bourget, que la finance est son véritable adversaire, c'est au tour de Monsieur Fillon de voler au secours de la finance en considérant même comme "criminel" de s'attaquer à la domination financière qui a pris le contrôle de l'économie et de la société.

Ces déclarations sonnent comme un aveu : les mots prononcés en 2008 par Nicolas Sarkozy contre le capitalisme financier n'étaient qu'un discours de façade et la droite qui gouverne s'est obstinément refusée à prendre la moindre mesure de régulation face à la toute puissance de la finance qui est à l'origine de la crise.

Quant aux comparaisons historiques du Premier Ministre, elles laissent perplexes. Faut-il lui rappeler qu'au Moyen-Age il n'y avait pas de produits toxiques, ni de traders, ni de fonds spéculatifs et encore moins d'agences de notation ?

Le Premier Ministre était certainement d'autant plus enclin à s'en prendre à François Hollande qu'il essaye de faire avaler aux députés de la majorité le matraquage fiscal de la hausse de la TVA qui va frapper les Français et particulièrement les catégories populaires et moyennes.

L'Elysée transformé en cellule riposte de l'UMP

La France n'a plus de Président de la République que par intermittence.

Alors que les ministres se consacrent déjà quotidiennement à la riposte contre François Hollande, l'Elysée semble à son tour transformé en cellule riposte de l'UMP, comme en témoigne la réunion qui s'est tenue ce matin autour de Nicolas Sarkozy et qui était consacrée à proférer des attaques contre François Hollande.

Ce dévoiement de la République et de nos institutions pose un problème démocratique. Il est aussi préoccupant pour la bonne marche du pays dans ces temps de crise.

Si Nicolas Sarkozy veut débattre avec François Hollande, il peut tout à fait assumer sa candidature et cesser de s'abriter derrière les murs de l'Elysée.

Accoyer : un nouveau dérapage de la campagne Sarkozy

C'est le président des échecs, qui incarne l'inégalité par toutes ces décisions, du paquet fiscal à la TVA sociale. C'est aussi un président qui a affaibli la démocratie en concentrant les pouvoirs et en agissant comme un chef de clan.

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy se disqualifie plus encore en alternant critiques caricaturales et propositions de rattrapage, dont aucune ne peut être crédible au regard de son bilan.

l organise son clan autour de propos outranciers. C'est désormais à M. Accoyer d'évoquer de manière indécente et déplacée « la guerre » si François Hollande remportait demain l'élection présidentielle. Ces propos sont indignes de la démocratie, irrespectueux du choix des électeurs et tout simplement inacceptables dans le débat public.

La stratégie de N. Sarkozy est très claire, elle consiste à susciter une panique, à jouer sur les peurs.

C'est tout le contraire qu'il faut demain pour la France avec un président qui place la justice et la morale publique au cour de son projet.

Ce dont a besoin la France, c'est d'un président et d'une équipe qui respectent les Français, qui suscitent de la confiance, qui apaisent la vie politique, qui portent un programme ambitieux et qui mobilisent ensuite toute notre société pour le mettre en ouvre.

Face au président du désastre démocratique, moral, économique et social, les Français veulent un véritable changement.

Plutôt que de faire des voux aux professionnels de la santé, Nicolas Sarkozy aurait mieux fait de leur présenter ses excuses

Nicolas Sarkozy n'a cessé de mépriser les professionnels de la santé. Il a refusé de les entendre lors de l'élaboration de la loi HPST, qui a abouti à une marginalisation des soignants dans la gouvernance hospitalière.
Il a fait preuve du même mépris envers les médecins libéraux, auxquels la loi HPST imposait des contraintes aussi vexatoires qu'inefficaces - sur lesquelles le gouvernement a d'ailleurs dû revenir - et lors du fiasco de l'épisode de la grippe H1N1.
Cette politique de maltraitance de notre système de santé et d'affaiblissement permanent de l'assurance maladie a pour conséquence de fragiliser l'accès aux soins pour tous les Français.
L'élection de François Hollande permettra d'impulser un nouveau pacte de confiance avec les professionnels de la santé. Leur pratique sera modernisée, respectée et valorisée. La santé ne sera plus considérée comme la variable d'ajustement des déficits publics et l'accès aux soins pour tous les Français et pour tous les territoires sera garanti.
 

Le revirement de M. Sarkozy sur la taxe sur les transactions financières est le signe de son affolement

Le revirement de M. Sarkozy sur la taxe sur les transactions financières en dit long sur son affolement à l'approche de l'élection présidentielle de 2012.

Ce changement de pied ne trompe personne. Les Français sont vaccinés contre les agitations électoralistes de M. Sarkozy, dont les résultats concrets sont toujours inversement proportionnels au bruit médiatique qu'elles provoquent.

Si Nicolas Sarkozy voulait vraiment faire avancer le dossier de l'impérative taxation des transactions financières, il aurait eu de nombreuses occasions de le faire ces derniers mois. Depuis de nombreuses années, le Parti socialiste français et le Parti Socialiste Européen défendent l'introduction d'une telle taxe. A plusieurs reprises, notamment lors des discussions sur le projet de loi de finances 2012, les députés et sénateurs socialistes ont déposé des amendements proposant l'instauration de cette taxe. A chaque fois, ils ont été rejetés par la majorité. Dans le même temps, alors que la France était à la Présidence du G20, rien n'a été fait pour faire avancer concrètement le projet de création de cette taxe.

Faute de réelle négociation européenne, la France apparaît aujourd'hui très isolée. La ministre du budget en convenait ce matin, en déclarant que « cette taxe n'a de sens que si elle est portée par l'Europe ». Effectivement, pour obtenir de l'Allemagne un accord, il aurait fallu négocier en amont, au lieu d'opérer un changement de pied électoral de dernière minute qui ne trompe personne sur ses réelles intentions.

Résultat, le projet d'une taxe Tobin annoncé en grande pompe pourrait se réduire au rétablissement d'un « impôt de bourse », pourtant supprimé par cette majorité en 2008 et insuffisant pour freiner la spéculation et dégager des ressources importantes. Une nouvelle fois dans son quinquennat, le candidat sortant va revenir sur ses propres décisions.

Et ce nouvel affichage ne fera pas oublier que le candidat sortant continue de mener une politique fiscale inique - diminution de l'impôt sur la fortune pour les plus riches, augmentation de la TVA pour les autres - et a renoncé à toute mesure efficace de régulation du secteur bancaire et financier.

Le Parti socialiste demande depuis le début de la crise financière des mesures fortes pour mettre fin aux dérives de la finance. Les agitations du candidat sortant concernant une micro-taxe française à l'assiette extrêmement réduite n'est pas à la hauteur des attentes. En braquant nos partenaires européens et en agissant de manière brouillonne, il peut même contribuer à faire reculer la cause d'une véritable taxe Tobin européenne.

Le Parti socialiste appelle ce gouvernement à faire preuve de plus de sérieux sur un dossier si important. Il demande à la France de travailler avec la Commission européenne pour instaurer une véritable taxe européenne sur les transactions financières qui doit être portée par un groupe de pays partenaires au premier rang desquels la France et l'Allemagne.

Mobilisation des salariés de RFI

La mauvaise réforme de 2008 qui a touché l'audiovisuel extérieur de la France n'en finit pas de produire ses effets négatifs.

Malgré la demande formulée par les députés membres de la mission d'information parlementaire de suspendre le projet de fusion entre France 24

et RFI le temps de ses travaux, M. de Pouzilhac a fait le choix de mettre un coup d'accélérateur.

La démission récente de Jean Lesieur, quatrième rédacteur en chef depuis 2008, illustre parfaitement le malaise interne. La fusion se fait dans les

pires conditions pour les salariés qu'il s'agisse de ceux de RFI dont le déménagement est volontairement précipité que de ceux de France 24.

Ainsi, malgré les démissions à répétition et le vote récent d'une motion de défiance, seul M. de Pouzilhac pense encore aujourd'hui qu'il faut maintenir le cap. La tutelle brille par son absence.

Il est donc logique aujourd'hui que les salariés de RFI continuent à résister en lançant un mouvement de grève à partir de ce soir minuit.

Rappelons que leur première mobilisation avait, par sa durée, constitué la plus longue grève de l'audiovisuel public.

Le Parti socialiste assure les salariés de RFI de sa solidarité et considère qu'il est nécessaire de revenir sur cette fusion et, plus que jamais, de

construire un autre avenir pour l'AEF.

Chômage en forte hausse et perspective de croissance en chute libre : ce sont les chiffres qui condamnent la politique de récession de M. Sarkozy

Le 16 novembre 2010, M. Sarkozy déclarait lors d'une interview télévisée : « le chômage reculera l'année prochaine, l'économie repart ». Le bilan, un an plus tard, est édifiant : chômage en forte hausse et croissance en chute libre. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi a encore augmenté de +34 400 en octobre, soit +130 000 en un an et +700 000 depuis juin 2007. L'OCDE annonce que la France traverse une récession fin 2011 et abaisse sa prévision de croissance à 0,3% pour 2012.

M. Sarkozy ne s'est pas seulement trompé de prévision : il se trompe de politique économique. Après avoir multiplié les cadeaux fiscaux sans se préoccuper des déficits, il enchaîne les plans d'austérité sans se soucier des effets dévastateurs sur la croissance et le chômage.

Réduction aveugle des dépenses publiques, subventions absurdes aux heures supplémentaires qui jouent contre l'embauche, baisse de 12% du budget de l'emploi, ponction sur les classes moyennes et populaires par une multitude de taxes et de prélèvements nouveaux : le gouvernement est en train de fabriquer une nouvelle récession par une politique absurde.

Au final, les Français souffrent, nos industries ferment, les plans de licenciements se multiplient, la croissance diminue et la dette continue de se creuser car sans croissance, aucun plan d'austérité ne ramènera jamais l'équilibre budgétaire. La politique voulue par M Sarkozy est en échec, il est grand temps d'en changer.

Les solutions existent. Au niveau européen, il faut d'urgence autoriser la BCE à jouer son rôle de prêteur en dernier ressort pour mettre fin aux tensions sur les dettes, et mettre en place sans délai la taxe sur les transactions financières et un gouvernement économique pour remettre l'Europe sur le chemin de la croissance.

En France, il faut supprimer les niches fiscales et les cadeaux fiscaux accordés par la droite aux plus aisés pour nous redonner les marges de manouvre nécessaires pour une politique active menant de front réduction des déficits, sortie de crise par des actions ciblées sur l'emploi, l'investissement et le pouvoir d'achat, et préparation d'avenir par une nouvelle politique industrielle et l'investissement dans l'éducation, la jeunesse, la recherche, et la transition écologique.

Avec François Hollande, c'est l'engagement des socialistes.

Affaire Agnès : l'examen des faits doit primer

Face au drame affreux de Chambon sur Lignon, le devoir est d'abord de respecter la douleur des familles et de refuser toute instrumentalisation.
II faut que prime l'examen des faits et l'exigence d'efficacité de la justice.
La justice des mineurs nécessite une prise en charge solide dans une structure adaptée à la situation du mineur et à la gravité des faits reprochés.
Dans son projet, le Parti socialiste a notamment proposé la mise en place de tutorat judiciaire et éducatif lorsqu'un suivi intensif est nécessaire, permettant la désignation d'un éducateur référent pour suivre le mineur, la possibilité de recours à un établissement de placement éducatif ou à un centre éducatif renforcé, ainsi que l'expérimentation de centres de réinsertion pour multirécidivistes.
Des protocoles sur le partage d'informations et une formation adaptée doivent être établis entre la justice et les établissements scolaires recevant ces mineurs, comme le réclament les responsables du collège de Chambon.
Enfin, les équipes de la PJJ doivent être mises en capacité de mieux remplir leur mission, ce qui n'est plus le cas depuis plusieurs années, et la politique de santé publique psychiatrique affaiblie redevenir une préoccupation centrale.
Seule une intervention déterminée dans ses différents champs permettra de lutter contre le dérapage délinquant et contre la récidive.
 

Deux poids, deux mesures

Les révélations dans l'affaire Bettencourt se suivent et se ressemblent. Médiapart nous apprend aujourd'hui que le fisc réclame 77 millions d'euros à la première fortune de France au titre de l'impôt sur la fortune et de l'impôt sur le revenu. La fraude fiscale était donc avérée.

A l'heure où la droite, Laurent Wauquiez en tête, ne cesse d'exiger aux bénéficiaires du RSA et même aux malades d'être responsables, la différence de traitement entre les citoyens selon qu'ils soient riches ou pas est intolérable. L'ampleur de la mauvaise foi du gouvernement saute une fois de plus au visage. Lorsqu'il s'agit des grandes fortunes et de sa clientèle électorale, c'est le silence et la complicité qui s'imposent.

Il aura fallu des mois de révélations de journalistes, des interventions répétées de l'opposition pour que la loi soit respectée. La responsabilité n'est manifestement pas au programme pour tous.

Le gouvernement ne cesse de réduire les protections sociales des Français tout en laissant filer des millions d'euros d'impôts. Le bilan de Nicolas Sarkozy à la tête de l'Etat pourra définitivement se résumer en 4 mots : « deux poids, deux mesures ».

Journée internationale des droits de l'enfant :

Journée internationale des droits de l'enfant : ce ne sont pas les gadgets, comme la « maison des familles » qui feront illusion sur le bilan catastrophique du gouvernement

La Journée internationale des droits de l'enfant, dimanche 20 novembre, est une nouvelle fois l'occasion de tirer un triste bilan des attaques de la droite contre la politique familiale en France.


Déjà fragilisées par des années de coupes budgétaires et de détournement d'une partie de la CSG qui alimente la branche « famille » au profit de la CADES, les familles sont en effet particulièrement mises en danger par le plan de rigueur du gouvernement. La baisse de 4,1% du budget du programme "actions en faveur des familles vulnérables " et en particulier des crédits destinés à l'accompagnement des familles dans leur rôle de parent contenue dans le PLF 2012 s'additionne ainsi à la limitation de l'augmentation annuelle des allocations familiales à 1% et à son report de plusieurs mois.


Sans oublier les augmentations de TVA et de taxes qui frappent les familles les plus modestes.
Rappelons que depuis 2007, rien n'a été tenté pour lutter contre la pauvreté qui touche 2 millions d'enfant, ni pour donner une existence concrète au « droit opposable à la garde d'enfants » alors que deux tiers des moins de trois ans doivent toujours être gardés par un proche parent, faute de solution de garde.

Le fait que le Défenseur des droits consacre son premier rapport aux droits des enfants ne compense pas la suppression du Défenseur des enfants, fondu dans la nouvelle institution mais sans conserver le droit d'interpellation directe dont bénéficiaient auparavant les enfants.

Dans ce contexte, l'annonce de « Maisons des familles » par Madame Claude Greff apparaît au mieux comme un gadget, au pire comme une volonté du gouvernement de faire un tri dans les associations.
L'inquiétude des parents et leur besoin de soutien ne font pas de doute, mais il est anormal qu'en raison du désengagement financier de l'État, la responsabilité de la politique familiale soit renvoyée vers les collectivités territoriales et les entreprises.

Le Parti socialiste réaffirme son attachement à une politique familiale ambitieuse qui respecte les choix de chacun, et à une protection renforcée des enfants.
 

Proclamation de la libération de la Libye par le Conseil national de transition

La proclamation de la libération de la Libye par le Conseil national de transition permet officiellement à la Libye de tourner la page de la dictature. Je me réjouis de cette nouvelle étape.

L'objectif doit être, maintenant, d'établir une démocratie libre, capable de garantir l'unité du pays et sa reconstruction et respectueuse des droits de l'homme et des droits de la femme.

A cet égard, les déclarations du Président du CNT sur la charia ne peuvent qu'inquiéter. Les Libyens décideront souverainement de l'avenir de leur pays. L'Europe et la France doivent être à leurs côtés pour faire prévaloir les libertés et l'égalité des droits.
 

4 ans après le Grenelle, pari du détricotage tenu !

Du Grenelle de l'Environnement, des mesures, principes et mises en acte, il ne reste rien. Quatre années après la tenue de la table ronde et du « dialogue à cinq », Nicolas Sarkozy n'a pas dérogé, pour une fois, à la promesse faite lors du Salon de l'Agriculture en mars 2010. L'Environnement commençait à bien faire : il a disparu du programme du gouvernement.

La liste de ce que la droite s'est efforcée de défaire voire de fouler aux pieds est interminable: abandon de la fiscalité environnementale, reports successifs de la taxe poids lourds, rapport Ollier contre l'éolien, relèvement des seuils de réduction des pesticides, coup d'arrêt au développement du photovoltaïque, autorisation du pesticide Cruiser - illégale selon l'avis du Conseil d'Etat -, permis d'exploration des gaz et huiles de schistes toujours en vigueur.

Jusqu'à l'actualité toute récente, qui le démontre encore. Le décret sur la protection des eaux contre la pollution par les nitrates agricoles, paru le 10 octobre dernier, risque de permettre d'étendre davantage de lisier. Il prouve que le gouvernement continue de favoriser des pratiques intensives qui sont néfastes pour l'environnement alors même que la Commission Européenne, dans une missive datée du 18 juillet, rappelait à l'ordre la France sur sa gestion catastrophique du dossier des algues vertes, avec pénalités financières en suspens.

L'esprit et la lettre du Grenelle sont bel et bien enterrés. Le satisfecit du Président de la République d'aujourd'hui est non seulement inélégant, mais en outre, il ne trompe personne : la France accuse un retard considérable en matière de transition environnementale. Ce virage, nécessaire et urgent, sera amorcé dès le début du mandat de François Hollande et de la gauche en 2012.

Le retrait des soldats français d'Afghanistan

Le gouvernement a annoncé le retrait de 200 soldats français d'Afghanistan.
Le Parti socialiste prend acte de ce retrait très partiel au moment où plusieurs autres pays, y compris les États-Unis, ont déjà retiré leurs soldats ou ont commencé à les retirer depuis plusieurs mois. La décision du gouvernement ne relève d'aucune politique cohérente sur l'engagement de la France en Afghanistan.
Le Parti socialiste réaffirme la nécessaire révision de la stratégie de la France en Afghanistan pour favoriser une solution politique à cette guerre qui a duré plus de dix ans et venir en aide concrètement à la population afghane.
Il réaffirme sa demande d'un retrait rapide de nos soldats avant la fin 2012.
 

Nicolas Sarkozy et les universités : le déni de réalité

Dans son discours du 26 septembre sur les universités, Nicolas Sarkozy a donné dans le surréalisme, allant jusqu'à parler de "magie" au sujet de la manière dont les universitaires se seraient appropriés la loi LRU, ou parlant de "gigantesque effort de la nation" pour les universités. Manifestement, il est temps que Nicolas Sarkozy sorte du déni de réalité.

La réalité, c'est que les universitaires sont exaspérés par des conditions de travail qui se sont dégradées. La réalité, c'est qu'aux antipodes de l'autonomie, le Gouvernement n'a imposé aux universités que de la bureaucratie. En 2012, elles vont devoir renoncer à des recrutements de jeunes chercheurs, pourtant prévus, faute des moyens de les payer.

Le Parti Socialiste soutient pleinement les personnels de l'enseignement supérieur qui se mobilisent aujourd'hui avec ceux de l'éducation nationale.

Les personnes âgées sont les grandes perdantes du quinquennat

Le rapport publié la semaine dernière par l'UFC-Que choisir a suscité, à juste titre, un considérable mouvement d'indignation : l'explosion du coût des complémentaires santé qu'il dénonce par frappe tout particulièrement les personnes les plus vulnérables, âgées ou en situation de handicap.
Les retraités sont en effet soumis à une triple peine : leurs pensions évoluent encore plus lentement que les salaires, ils ne bénéficient pas comme certains actifs d'une participation de leur employeur au paiement de leur mutuelle et ils paient plus cher leurs cotisations puisqu'elles sont calculées en fonction de l'âge. Les cotisations complémentaires représentent ainsi 6% de leur revenu aujourd'hui, une part qui devrait tendre vers les 10% dans les dix ans à venir.
La hausse du coût des complémentaires annoncée dans le PLFSS 2012 va donc aggraver les difficultés d'une population déjà très fragilisée par le report de la réforme sur la perte d'autonomie. C'est une nouvelle preuve de l'abandon des personnes âgées par ce gouvernement.
Le Parti socialiste s'engage, dans le cadre du Projet 2012, à rétablir un accès universel aux soins en supprimant les franchises médicales, en revenant sur les déremboursements et en construisant un service public universel et personnalisé de l'autonomie répondant aux besoins de tous et adapté à la situation de chacun.
 

Le Parti socialiste soutient la journée de mobilisation dans l'Education nationale

Le Parti socialiste soutient la journée de mobilisation dans l'Education nationale du 27 septembre.Le PS est aux côtés des enseignants, des professionnels de l'éducation, des parents, des lycéens et étudiants qui seront dans la rue mardi pour réclamer une autre politique de l'éducation.

Harlem Désir, Premier secrétaire par intérim, ira témoigner son soutien et saluer les organisations au départ de la manifestation parisienne (angle St. Michel / Luxembourg).

Affaire Karachi : Nicolas Sarkozy doit s'expliquer

Nicolas Sarkozy et la sécurité, ou comment persévérer dans l'échec

Sur la justice des mineurs, la transformation de 20 établissements de placement éducatif en centres éducatif fermé (CEF) portera le programme des CEF à 65 en tout, soit 780 places, alors même que la PJJ a déjà perdu 600 postes en quatre ans. Encore un exemple d'une politique contradictoire, donc inefficace : M. Sarkozy veut encadrer plus les jeunes délinquants mais les personnels qui doivent s'en charger sont toujours moins nombreux à le faire !

Le Président de la République annonce un objectif de 80 000 places de détention. Ces annonces masquent la réalité des suppressions de postes et de moyens dans la police et dans la justice. Il faut donner les moyens à la prison de permettre la réinsertion et de faire vraiment baisser la récidive.

La droite a abîmé les forces de sécurité et abandonné les Français face à la délinquance, notamment les violences aux personnes dont le nombre explose. La droite a abîmé et paupérisé l'institution judiciaire.

La priorité doit être d'agir pour la justice et pour la sécurité des Français. Au lieu d'annonces à l'approche des élections, il faut une politique active, avec des peines justes, des policiers réellement présents sur le terrain et des dispositifs efficaces pour lutter contre la délinquance des mineurs. Il faut enfin redonner les moyens à la justice pour qu'elle retrouve enfin un fonctionnement normal et serein.

Cantines scolaires : la discrimination doit cesser !

Les refus qu'opposent certaines collectivités gérées par l'UMP aux enfants dont les deux parents ne travaillent pas sont illégaux. La jurisprudence est constante et confirmée par le Conseil d'Etat : une situation personnelle particulière ne peut constituer un prétexte pour interdire l'accès à un restaurant scolaire. Pourtant, Bordeaux, Thonon-les-Bains, Épône - et près de 70 autres municipalités - continuent de mener une politique discriminatoire en s'affranchissant du droit.

Il est indigne d'ajouter au drame de la perte d'un emploi l'humiliation de l'exclusion. La restauration scolaire est un service public, qui participe pleinement de l'éducation à la nutrition et la santé. En interdire l'accès aux plus démuni est un abus de pouvoir inacceptable, d'autant que pour bien des enfants, ce repas du midi constitue le seul repas équilibré et complet de la journée.

Le Parti socialiste s'engage en faveur de l'inscription pérenne d'un « droit à la restauration scolaire ». Les cantines doivent être accessibles à tous les enfants. Dans l'immédiat, il s'associe aux initiatives prises pour défendre ce droit.

Sécurité : Claude Guéant persiste dans la politique du bouc-émissaire

Alors que les violences aux personnes ne cessent d'augmenter depuis 2002, alors que le nombre de policiers diminuera encore de 3000 d'ici 2012, ces nouvelles annonces de Claude Guéant ne sont comme toujours que des diversions.

En soulignant une augmentation de 90% des interpellations de ressortissants roumains en 2011 par rapport à 2010, le Ministre de l'Intérieur fait-il le procès de la police d'agglomération mise en place il y a un an comme la réponse à l'évolution de la délinquance ?

Encore une fois, Claude Guéant persiste dans une politique du bouc-émissaire qui est à mille lieux des préoccupations des français et ne sait répondre que par stigmatisation des étrangers et reconduites aux frontières.

Il est grand temps que cela change. Il est grand temps qu'on se préoccupe davantage de la protection des français en affichant une politique ambitieuse et globale.

L'Etat doit mettre fin à l'affaiblissement de l'ONF

 
Alors que plusieurs suicides au sein de l'ONF auraient dû alerter les pouvoirs publics sur le malaise sans précédent des personnels de l'ONF, 700 nouvelles suppressions de postes sont prévues par ce projet de contrat. Le Parti Socialiste s'indigne de cette proposition, et apporte son soutien aux personnels de l'ONF, qui subissent une dégradation croissante de leurs conditions de travail.
Plus généralement, le Parti Socialiste déplore le manque d'ambition de ce projet. Il demande une réelle politique industrielle pour la filière bois, réaffirme son attachement à la forêt publique dans une période où les épisodes de bradage, comme l'affaire de Compiègne, sont légion, et exige le maintien du régime forestier, remis en cause par de nombreux rapports commandés par le gouvernement .
 

Mise en péril de l'hébergement d'urgence : le gouvernement coupable

Xavier Emmanuelli vient d'annoncer sa décision de quitter la présidence du Samu social. Cette démission est un nouveau signal de la gravité de la situation dans laquelle se trouve actuellement le secteur de l'hébergement d'urgence. Malgré les cris d'alarme des acteurs de terrain, le gouvernement est incapable de faire face à la montée de la précarité et de la détresse des sans-abris. Pire, par ses récentes décisions et le désengagement financier qu'il opère, il participe activement à la mise en péril de l'hébergement d'urgence et la fragilisation du secteur associatif.

L'Etat a procédé à des coupes budgétaires qui ont obligé le Samu social à fermer 5000 places à Paris alors qu'il en manque plus de 13 000 rien qu'en Ile-De-France. Dans la capitale, il n'y a plus une seule place disponible pour les femmes dans les centres d'hébergement d'urgence.

Dans de nombreux départements, des centres sont obligés de fermer leurs portes sans qu'aucune solution alternative d'hébergement ne soit proposée aux personnes. Ces fermetures sont la conséquence directe de la diminution des crédits alloués par l'Etat à l'hébergement d'urgence, le gouvernement voulant faire peser la charge sur le budget des collectivités locales alors qu'il s'agit d'une responsabilité qui lui incombe.

Le Parti socialiste proteste vigoureusement contre ce désengagement de l'Etat. Il demande un moratoire sur les fermetures de places d'hébergement et le rétablissement des crédits d'urgence par l'Etat. Au-delà, il propose une refondation complète de l'accès au logement, une nouvelle répartition des moyens qui y sont consacrés et trois mesures immédiates : la construction de logements très sociaux, la suspension des expulsions locatives pour les locataires de bonne foi et le développement de l'intermédiation locative.

La solidarité nationale envers les sans-abris traverse une crise grave dont le gouvernement est intégralement responsable. Depuis 4 ans, il a montré à plusieurs reprises que le logement n'était pas sa priorité, nos concitoyens les plus fragilisés en paient aujourd'hui le prix humain.
 

Les enfants de chômeurs privés de cantine : halte à la discrimination sociale !

Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté la décision prise par plusieurs municipalités de droite (Thonon-les-Bains, Epone.) de priver les enfants de chômeurs de cantine scolaire.

Après les propos de Laurent Wauquiez sur les bénéficiaires du RSA en mai dernier, l'UMP stigmatise, une nouvelle fois, les plus précarisés. Il est tout à fait inacceptable que les enfants deviennent la cible de ces attaques et soient pointés du doigt du fait de la situation de leurs parents.
Ces décisions prouvent la méconnaissance et le mépris de la droite pour ceux qui se trouvent dans une situation de chômage. Contrairement à ce que semble penser la majorité, être au chômage ne signifie pas jouir oisivement de loisirs sans fin : c'est un temps pour se former pour rechercher un emploi. Il s'agit donc d'une question de bon sens que de reconnaître que les enfants de chômeurs soient pris en charge lors du déjeuner scolaire.
La droite doit cesser de faire des chômeurs et de leurs enfants des boucs émissaires.
Le Parti socialiste appelle au respect du principe d'égalité des usagers et demande à ce que tous les enfants puissent bénéficier de la cantine scolaire sans discrimination sociale.